Pour les américains, LA fête de l'année, c'est le 4 juillet.
Juste après, il y a Thanksgiving.
A l'origine, il y a un diner, attesté historiquement, qui prend des allures de légende.
En 1620, le Mayflower accoste dans le Massachussetts. A son bord, une communauté de séparatistes religieux anglais qui espèrent fonder en Amérique une société où ils pourront pratiquer leur religion tranquilles: ils fondent Plymouth. Manque de pot, l'hiver est rude. La moitié meurt. Des membres des tribus Abenaki et Pawtuxet viennent alors les aider au printemps et leur apprennent à survivre en terre américaine. L'hiver 1621 est également rude, mais maintenant ils savent faire pousser du maïs. Du coup, il organisent un festin, mêlant les "Pilgrims" du Mayflower restants et les autochtones. C'est le premier Thanksgiving.
Pendant la Guerre de Sécession, en 1863, Thanksgiving devient une fête nationale.
Aujourd'hui, conformément à son nom, c'est une occasion de remercier les gens importants dans nos vies de ce qu'ils font pour nous.
Bon.
Comme vous pouvez l'imaginer, les origines de Thanksgiving sont souvent critiquées ici. La cohabitation pacifique des colons et des autochtones, si elle a bien pu avoir lieu ponctuellement, n'est pas vraiment l'image qu'on garde de la phase de colonisation de l'Amérique par l'Europe... Ce que les représentants restants des tribus indiennes se chargent de rappeler tous les ans.
D'ailleurs, cette année, Thanksgiving a eu lieu pendant que les manifestations et protestations avaient lieu à Standing Rock: une terre sacrée en pleine réserve Sioux sur laquelle un pipeline est actuellement imposé et où les manifestants se rassemblent depuis des mois.
Le terme qui revient et qui s'impose est "hypocrisie".
Thanksgiving est, plus largement, la fête du mythe des Etats-Unis unis, justement. Par son origine, par le choix d'en faire une fête nationale en pleine guerre civile également. Moins d'un mois après les élections présidentielles, c'est en effet ironique.
Mais bon... cela n'empêche pas l'ensemble du pays de célébrer cette fête des remerciements, la plupart en famille autour d'un bon repas, le dernier jeudi de novembre.
Et dans certains cas, de refaire, comme tous les mois, la déco du jardin...
Nous avons choisi de nous mettre dans la peau d'une famille américaine cette année. Les parents de Mathieu étant toujours de passage à Los Angeles, nous avons choisi de réaliser un véritable repas de Thanksgiving américain... En vrai, tout le monde fait un peu ce qu'il veut ici, comme à Noël chez nous. On a opté pour la version traditionnelle.
La veille, nous nous sommes occupés du dessert. La version la plus courante est une tarte à la citrouille... mais c'est moyennement bon. On a choici de faire une tarte aux noix de pécan.
Il ne faut pas avoir peur du sucre... Mais c'est une réussite ! On ramènera la recette !
La veille toujours, nous avons récupéré la "petite" dinde que nous avions réservée.
Le lendemain matin, nous avons donc réalisé plus ou moins simultanément:
- une dinde rotie
- le stuffing à mettre dedans
- un gravy (sauce de viande)
- de la purée de pommes de terre
- une sauce de cranberries
Le stuffing
A base de pain, on peut, même traditionnellement, y ajouter ce qu'on veut.
Nous avons choisi de l'oignon, des champignons, des carottes, de la pomme verte, du persil, du thym (du balcon), de la sauge (du balcon) et du laurier.
Après avoir rempli la dinde, il restait bien sûr une sacrée quantité de mélange... que nous avons donc mis à griller au four dans un plat séparé.
La dinde
Nous avions une petite dinde... Mais c'est quand même une dinde...
Préparation...
Au four, retourner, arroser.... Tadaaaa
Le gravy
A mijoter pendant presque autant de temps que la dinde a passé au four...
La purée de pommes de terre
Bon, vous voyez l'idée !
La sauce de cranberries
Après une matinée à cuisiner, nous étions donc fin prêts pour notre repas de Thanksgiving ! Très réussi, je tiens à le dire.
Happy Thanksgiving !



Vacherie...à cuisiner et...à manger! Vs m'impressionnez! Pascale
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